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dimanche 3 octobre 2021

Les rôles homosexuels réservés aux homosexuels

C’est la dernière ânerie qui va bientôt déferler sur le cinéma européen, tout droit venue de l’autre côté de l’Atlantique qui est décidemment devenu un joyeux laboratoire à conneries progressistes.

 

Il serait donc désormais inopportun de confier des rôles d’homosexuels dans des fictions cinématographiques ou télévisuels à des hétérosexuels. Ah tiens ! Mais alors, quel est l’intérêt de la fiction, quel est l’utilité du jeu d’acteur ??? Faut-il maintenant qu’un rôle d’inspecteur ne revienne qu’à un titulaire d’une carte professionnelle de police, qu’un rôle de garagiste ne revienne qu’à une personne couverte de cambouis (ah tiens, et si on roulait Pio Marmaï tout nu dans l’huile de moteur, lui qui est mi-acteur, mi-garagiste ???) … Nous sommes là encore dans le règne pesant et asphyxiant de la tyrannie des minorités. Toutes les aberrations se donnent la main pour nous pourrir la vie du matin au soir, à tout moment de notre vie, dans tous les domaines, même dans sa représentation.

 

Car enfin, au-delà de l’imbécilité profonde de cette nouvelle tendance, niant le travail d’un individu pour interpréter ce qu’il n’est pas, définition de base d’un acteur ou d’un comédien, il en va aussi du mérite, de la performance, de l’excellence et de la supériorité d’une personne face à une autre. On choisit un acteur parce qu’on pense que son jeu sera le plus adapté au travail à fournir, au physique le plus adéquat pour incarner un personnage. Évidemment que le cinéma et l’audiovisuel est parasité par un affreux entre-soi incestueux et idéologique, mais enfin, qui pourra m’affirmer que deux hétérosexuels que sont Raphaël Personnaz et Romain Duris, deux hétérosexuels, ne pouvaient pas mieux être choisis pour interpréter cette scène équivoque, tirée du film Une nouvelle amie, de François Ozon (œuvre cependant risible et pas très utile, comme le sont beaucoup de réalisations françaises contemporaines) ?

 

Le meilleur aux meilleurs, quels qu’ils soient.

L’humilité aux minorités face à une majorité bienveillante.









mardi 27 avril 2021

Amour en Poméranie

Lichtes Meer…

Le sourire mutin de Jules Sagot, la présence incertaine de Martin Sznur… un film ennuyeux aperçu en 2015, des corps beaux, graciles et gracieux… on peut s’en contenter… on en aimerait plus.


Martin Sznur (Marek) et Jules Sagot (Jean)







dimanche 13 septembre 2020

La ronde des héroïnes du mal

 Joyeuse farandole de figurants.

 














 

"Les héroïnes du mal"

France, 1979, drame érotique réalisé par Walerian Borowczyk

Les photos sont issues du premier volet du film, nommé "Margherita".

 

samedi 28 septembre 2019

Freier Fall 2


Suite à l’appel aux dons tel que présenté dans un précédent billet, l’équipe de production de Freier Fall a réuni suffisamment d’argent pour le lancement de l’écriture du scénario de la suite du premier film datant de 2013.

Si l’histoire commence à se dessiner, le financement du projet semble toujours poser des problèmes et pour l’heure aucune date de tournage n’est encore envisagée.

Il va falloir donc encore patienter avant de retrouver sur les écrans les péripéties amoureuses de Marc (Hanno Koffler, le sympathique Malte dans Sommersturm) et Kay (Max Riemelt, remarqué dans Napola).



dimanche 29 janvier 2017

"L’ornithologue" de João Pedro Rodrigues


Déjà remarqué par les cinéastes homophiles pour "O Fantasma" et "Odete", João Pedro Rodrigues nous revient avec une histoire toujours aussi trouble, mais plus poétique et champêtre, plus théologique aussi.


C’est Paul Hamy, acteur français, qui tient le rôle principal, Fernando. Parti au fin fond du Portugal rural, aux abords de la frontière espagnole, il observe les oiseaux de la région à bord d’un canoë-kayak. Les yeux rivés à ses jumelles, il ne voit pas le courant s’accélérer et se retrouve emporté par les flots. Deux jeunes randonneuses asiatiques le découvrent au petit matin. Ce sera pour lui l’entrée dans un monde fantasmatique et éprouvant.

  
L’affiche du film a un petit air de déjà-vu, on pense tout de suite à "L’inconnu du lac", à l’atmosphère commune. Quant aux critiques, beaucoup lui trouvent un style et une thématique pasoliniens. La ressemblance est effectivement là, surtout dans la conclusion de l’histoire, mais est-ce vraiment le plus important ? Il me paraît plus intéressant d’insister sur une homosexualité complètement intégrée, qui n’a pas besoin de revendication ou de justificatif. Les ébats de Fernando et Jesus donne le sentiment d’un grand naturel entre les deux personnages ; la scène ressort particulièrement de la narration comme un havre de paix au milieu d’une histoire trouble et angoissante. Là encore, les corps sont filmés comme certains passages du film d’Alain Guiraudie, au point où l’on pourrait penser à une réponse portugaise au drame français sortie en 2013.







O Ornitólogo
Portugal, 2016
Réalisé par João Pedro Rodrigues
Avec Paul Hamy (Fernando/António), Xelo Cagiao (Jesus/Tomé), João Pedro Rodrigues



dimanche 17 mai 2015

Art naturiste - Colorado Denim, Studies on Hysteria

Court-métrage de Matthias Bäuerle, Gabriel Borgetto, Bernd Faaß, produit par la Filmakademie Baden-Württemberg, 2012.
En partie publicitaire, ce projet co-financé par la Colorado Denim est un travail sur la limite de la tolérance. Si, lors de la scène finale, son regard d'ange vous fait pitié, souvenez-nous qu'un textile est un véritable poison dans l'univers naturiste !











samedi 16 mai 2015

G - Lost in Frankfurt (Allemagne, 2015)



« Fuis, petit plombier polonais, la Grande Allemagne n’est qu’un lieu de débauche et de perdition ». On aurait pu croire ce film commandé par la droite conservatrice du parti Prawo i Sprawiedliwość. Mais il n’en est rien !

Perdu dans la ville de Francfort-sur-le-Main, ce n’est pas ce que semble être de prime abord le jeune Kris, Polonais fraîchement installé dans la prospère Germanie, au pied des tours de béton et de verre où trône la variante teutonne de la dictature financière internationale … le jeune Kris, à la suite d’une sympathique rencontre, va se faire entraîner dans les chaudes nuits homosexuelles du Manhattan d’outre-Rhin et c’est là que l’égarement commence, à grand renfort de G, la dernière drogue à la mode.

Kris (Kristof Broda)

Francfort a beau avoir perdu sa librairie Oscar Wilde, la vie homosexuelle ne s’en est pas éteinte pour autant. C’est en tout cas ce que semble vouloir dire George Dare, un Francfortois dont il s’agit de la première réalisation. Petit budget avoué, ce film n’emploie aucune tête d’affiche, seul l’acteur polonais Kristof Broda a de l’expérience dans la comédie.

Préparation de l'acteur à une scène de délire médicamenteuse

Le film vient de sortir en Allemagne et sa diffusion se limitera pour l’instant aux pays germanophones. Comme beaucoup de ces petits films, il est fort probable qu’il fasse le tour des festivals de cinema homosexuel pendant un temps avant qu’une sortie cinéma ou DVD au niveau international soir possible.

Le petit Polonais et les vils tentateurs Hessinois

Réalisateur : George Dare
Acteurs : Kristof Broda, Damiano Gaumann, David Sembritzki, George Dare, Andreas Kriener, Normen Kraft, Veronika Kriener, Marco Siefert.

Deux bandes-annonces cohabitent présentement. La première est assez classique et narrative ; la deuxième, bien que très sombre, promet des moments fort charnels.



vendredi 26 décembre 2014

Pio Marmaï se dénude dans Toute première fois


"Toute première fois", comédie prévue sur les écrans gaulois en janvier 2015.



L’occasion de revoir ce splendide cul, l’un des plus magnifiques du cinéma français, aux courbes généreuses et appétissantes. Une sculpture vivante qu’on croirait transportée de l’Antiquité.


Ces quelques images nous prouvent également que Pio Marmaï n’a pas cédé à cette mode stupide du rasage pubien chez l’homme contemporain : sa majestueuse broussaille semble intacte. On respire !



Son rôle dans "Maestro" nous avait laissé craindre une pudibonderie soudaine accompagnant le succès naissant de cette étoile future. Il n’en est rien, Pio Marmaï, tel le nouveau Jean-Hughes Anglade, gravira les marches de la gloire en gardant son corps dévoilé, du moins l’espère-t-on.


avec Lannick Gautry : l'annonce du mariage

Trois scènes retiendront l’attention : le levé (très exploité dans la bande annonce), une scène de vestiaire (avec Franck Gastambide) et les relations entre Pio Marmaï et son compagnon (interprété par Lannick Gautry).


avec Franck Gastambide
 
avec Lannick Gautry
 
avec Lannick Gautry

Car oui, c’est l’autre bonne nouvelle, également très attendue : Pio Marmaï interprète ici sont premier rôle d’homosexuel. Enfin ! Le principe de cette comédie est de balancer dans les charmants bras de ce beau mâle, en passe de se marier avec son compagnon (Antoine), une insipide femelle de race scandinave (Adna) et de nous faire croire à une conversion subite. Le scénario semble s’inspirer du téléfilm allemand "Coming In" où le jeune Steffen Wink nous dévoilait furtivement sa charmant silhouette.




Toute première fois, France, sortie officielle : 28 janvier 2015
Réalisé par Maxime Govare et Noémie Saglio
Avec Pio Marmaï (Jérémie), Lannick Gautry (Antoine), Adrianna Gradziel (Adna), Franck Gastambide (Charles), Camille Cottin (Clémence), Sébastien Castro (Nounours), Isabelle Candelier (Françoise, la mère), Frédéric Pierrot (Hubert, le père).



Coming In, Allemagne, diffusé en 1997, produit par ARD / SWF / Arte
Réalisé par Thomas Bahmann
Avec Steffen Wink (Lorenz), Helmut Berger (Adrian), Franka Potente (Nina).
Lorenz est rédacteur publicitaire et partage sa vie et son appartement avec son patron, Adrian. Tout le monde nage dans le bonheur jusqu’à ce que Lorenz à l’étrange idée de tomber amoureux de Nina, secrétaire qui travaille dans l’agence des deux tourtereaux. Lorenz se découvre hétérosexuel et tout son joli petit monde en est bouleversé.



On peut encore citer le film "Coming In" datant de 2014, toujours d’origine allemande, qui reprend le même thème mais dans le monde de la coiffure, cette fois, avec Kostja Ullmann (le petit Achim dans Sommersturm, les deux films se partagent le même réalisateur : Marco Kreuzpaintner) dans le rôle de l’hétéro refoulé.

Bande-annonce de Coming In (2014)

N’oublions pas "Bob & Rose", série britannique ennuyeuse de Russel T. Davis qu’on a connu plus inspiré, notamment pour "Queer As Folk". Les Italiens exploitèrent plus ou moins le filon avec "Diverso da chi?", comédie politique qui voyait Luca Argentero fuir les bras de son beau Filippo Nigro pour se laisser tenter par la mégère Claudia Gerini.